samedi 17 mars 2012

Lecture du RER #4

Et revoilà ce bon vieux tchouc-tchouc parisien dans lequel je n'ai rien de mieux à faire que lire. Et c'est tant mieux.

La mort des bois de Brigitte Aubert : Elise, victime d'un attentat à Belfast, se retrouve tétraplégique, aveugle et muette. Seuls son ouïe et ses neurones fonctionnent encore, et elle se retrouve malgré elle au coeur d'une enquête de terribles meurtres... d'enfants. Bon, oui d'accord, c'est tellement énorme que ça fait rire, et c'est d'ailleurs la seule chose qui sauve ce livre : l'humour avec laquelle l'auteur nous délivre l'histoire de la bouche, ou devrais-je dire des pensées, d'Elise.
Bon je ne vous en voudrais pas si vous ne vous lancez pas dans cette lecture palpitante bien qu'il soit des expériences qu'il faut se forger, même en lecture, et celle-ci en fait partie, croyez-moi.
Allez, une petite poilade avec notre Miss Marple en fauteuil roulant ?

Le bateau du matin de Lorraine Fouchet : beaucoup plus léger, du même auteur que l'Agence (cf lecture du RER #3), ce roman n'a malgré tout pas réussi à me divertir vraiment. Je l'ai lu sans conviction et parce que j'avais beaucoup aimé l'Agence. Ce que j'ai préféré ; l'histoire se déroule entre Paris et la Bretagne.

Le mystère Frontenac de François Mauriac : Ah ! un bon classique, ça fait du bien de temps en temps. Rien d'exceptionnel dans le scénario, une veuve qui se consacre entièrement à ses cinq enfants, un beau-frère qui adore ses neveux et leur consacre une bonne partie de son temps et de son argent. Un aîné voué à reprendre l'entreprise familiale, un cadet poète, jusqu'au jour où le mystère est levé pour le lecteur (assez vite d'ailleurs), l'oncle a une maîtresse de milieu modeste. La honte, quoi ! Il ne se passe rien de dingue dans ce livre, que des menus événements du quotidien mais racontés avec une telle élégance et une telle saveur qu'on attend la suite en se rongeant presque les ongles. Et en plus, comme c'est un vieux livre, il sent bon le vieux papier moisi comme j'aime; ça change de l'odeur du RER. Bravo François !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire